Sommeil et précocité

 

Les plaintes sont courantes : des adultes qui n’arrivent pas à s’endormir ou des parents qui déplorent le mauvais sommeil de leur enfant : nuits très difficiles les premières années, endormissement tardif, sieste arrêtée avant trois ans, réveil très matinal.

 

Est-ce pour autant que les enfants précoces et les adultes à haut potentiel ont un sommeil plus mauvais que les autres ? Si tel est le cas, cela peut aisément être mis sur le compte d’une plus grande excitabilité, voire hyperactivité chez certains, d’une anxiété fréquente et de l’impossibilité de s’arrêter de penser au moment du coucher. Néanmoins, il ne faut pas croire que tous les surdoués soient fâchés avec le sommeil. La plupart d’entre eux dorment très bien, même si l’endormissement peut être plus long.

 

Les études montrent que les surdoués ne dorment pas ni plus ni moins longtemps que les autres.

 

Cependant, si leur sommeil n’est pas quantitativement différent, il est assurément qualitativement différent.

 

Comment fonctionne le sommeil ?

 

Les études sur le sommeil s’appuient sur trois types de mesures :

 

* La fréquence des mouvements oculaires (évaluée par électro-oculogramme),

* L’activité électrique du cerveau (électro-encéphalogramme),

* Le tonus musculaire (électromyogramme).

 

L’analyse de ces trois données permet de savoir dans quelle phase de sommeil se trouve le dormeur, parmi les cinq phases suivantes :

 

* Le stade 1 qui dure quelques minutes et correspond à l’endormissement. Nous pouvons encore entendre les bruits légers. Les yeux bougent, les muscles sont mobiles et l’EEG montre des ondes Alpha de 8 à 12 cycles par secondes.

 

* Le stade 2 est une phase de sommeil léger. Les yeux ne bougent plus, l’EEG montre des ondes Sigma de 14 à 15 cycles par seconde. Le dormeur continue à percevoir des informations provenant de l’environnement.

 

* Le stade 3 est la période d’installation du sommeil profond. L’activité cérébrale ralentit. L’EEG signale des ondes Delta de 1 à 2 cycles par seconde. Les muscles sont libres.

 

* Le stade 4 correspond au sommeil profond pendant lequel il est très difficile de réveiller le dormeur. Le cerveau, les muscles et l’organisme sont au repos. C’est la phase de récupération, très importante pour récupérer de la fatigue physique. L’EEG détecte plus de 50 % d’ondes Delta.

 

Lors des premiers stades, la profondeur du sommeil s’accroît et les ondes sont lentes : le cerveau est au repos.

 

* Au contraire, au stade 5 dit du sommeil paradoxal : les yeux bougent, l’EEG mesure des ondes Béta identiques à celles de la veille attentive et des ondes Thêta impliquées dans la mémoire. Le tonus musculaire est inexistant.

Le français Jouvet a appelé ce stade « sommeil paradoxal » car il présente des paradoxes : le dormeur semble prêt à se réveiller, sa respiration est irrégulière, ses yeux bougent, l’EEG montre une grande activation cérébrale et des ondes rapides. Cependant, le sommeil est très profond, l’électromyogramme est plat et les muscles sont comme paralysés.

C’est pendant ce stade que nous rêvons.

Le sommeil paradoxal correspond à 20 % du sommeil d’un adulte ordinaire.

 

La succession de ces phases correspond à ce que nous appelons un cycle. Après une phase de sommeil intermédiaire avec parfois des micro-réveils dont nous n’avons pas vraiment conscience et dont nous ne nous souvenons pas, nous enchaînons sur un autre cycle ou nous nous réveillons spontanément. Une nuit complète est constituée de 3 à 6 cycles d’environ une heure et demi à deux heures chacun.

 

Au fur et à mesure que la nuit avance, les cycles contiennent de plus en plus de sommeil paradoxal. En fin de nuit, le sommeil est constitué uniquement de stades 2 et 5 (sommeil léger et sommeil paradoxal).

 

En quoi le sommeil est-il différent chez un surdoué ?

 

De nombreux surdoués se plaignent de difficultés d’endormissement et/ou de réveils difficiles avec la sensation d’être beaucoup plus fatigués qu’au coucher. Certains aussi souffrent de véritables troubles du sommeil : hypersomnie, parasomnie, insomnie, que je décrirai plus loin.

 

Une étude sur le sommeil a été réalisée en 2003, à laquelle a participé Olivier Revol. Elle était basée sur un questionnaire de l’Inserm et a compilé les réponses de 196 enfants précoces et 226 enfants témoins non précoces. L’enquête a conclu que les enfants précoces souffriraient davantage de troubles du sommeil (35 %) que les enfants témoins (9%) : essentiellement des difficultés d’endormissement, des nuits courtes, un sommeil agité, des cauchemars, un réveil difficile avec mauvaise humeur. Un enfant surdoué ne dort pas en moyenne plus longtemps ou moins longtemps qu’un autre, mais son sommeil est différent et plus souvent perturbé.

 

En quoi est-il différent ?

 

Les phases de sommeil paradoxal durent plus longtemps chez les nouveaux-nés. Elles diminuent ensuite, après 10 ou 12 mois, sauf chez les surdoués. Le sommeil d’un enfant surdoué est donc plus riche en sommeil paradoxal. Il se caractérise par une capacité à passer plus rapidement en phase de sommeil paradoxal au cours d’un cycle, et parfois presque directement après l’endormissement. Cela se repère par le fait de rêver en dormant seulement quelques minutes (sieste courte, réveil par un bruit...), le rêve n’étant possible que pendant le sommeil paradoxal.

 

De plus, chez les enfants surdoués, ce sommeil paradoxal s’accompagne de mouvements des yeux presque deux fois plus fréquents que chez les autres enfants du même âge. La plus grande fréquence de ces mouvements oculaires est une caractéristique du sommeil des adultes. Ils reflètent une meilleure capacité à organiser, pendant le sommeil, les informations stockées pendant l’éveil.

 

Parmi les autres particularités, le sommeil d’un surdoué peut être plus reposant au bout d’une nuit trop courte que d’une nuit longue.

 

Certains surdoués adultes signalent aussi qu’ils peuvent contrôler, diriger leurs rêves, ou reprendre un rêve où il s’était arrêté avant un réveil.

 

La précocité intellectuelle s’accompagne assez souvent d’un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité qui, lui aussi, peut induire des troubles du sommeil : difficultés d’endormissement, sommeil très agité, impatiences dans les jambes. Au contraire, il peut s’agir d’endormissements et d’hypersomnie dans la journée, tant le TDA épuise. 

 

Le sommeil paradoxal

 

Des études ont essayé de clarifier la relation entre la quantité de sommeil paradoxal et le niveau d’efficience mentale. Elles ont mis en évidence que la quantité de sommeil paradoxal est d’autant plus élevée chez l’animal que celui-ci est évolué : 6 % chez le chien, 15 % chez le chat et le singe et 20 % chez l’Homme. Il y a une corrélation entre sommeil paradoxal et développement cérébral.

 

La moitié du sommeil d’un nouveau-né se passe en sommeil paradoxal. Après 1 an, il n’y en a plus que 25 %, 20 % après 15 ans et 16 % chez les personnes âgées. Or, on sait que la plasticité cérébrale diminue aussi avec l’avancement dans l’âge. En effet, le sommeil paradoxal favorise la plasticité du cerveau : capacité de s’adapter facilement à de nouveaux apprentissages, créer de nouveaux réseaux de connections entre les neurones, réparer une lésion cérébrale en « déplaçant » la fonction atteinte vers une autre zone cérébrale intacte qui va pallier le dysfonctionnement de l’aire lésée.

 

Le sommeil paradoxal est aussi impliqué dans la mémorisation : quand on prive un dormeur de sommeil paradoxal, la première fonction perturbée est la mémoire. De même, quand un animal apprend un nouveau comportement, on constate que son sommeil paradoxal augmente.

 

Les déficients intellectuels ont des problèmes de mémoire et leur sommeil paradoxal est deux fois moins important que chez les personnes ordinaires.

 

Au contraire, chez les surdoués, dont la mémoire est excellente, le sommeil paradoxal est plus important et l’apparition du sommeil paradoxal plus rapide au cours d’un cycle. Les cycles sont moins longs (70 minutes au lieu de 90) et donc plus nombreux, pour une même durée de sommeil.

 

Les enfants surdoués sont doublement avantagés, car leur sommeil est :

 

* aussi immature que celui d’un nouveau-né pour la quantité de sommeil paradoxal, ce qui lui permet de garder une aussi bonne plasticité cérébrale et facilite les apprentissages.

 

* aussi mature que celui d’un adulte pour la fréquence des mouvements oculaires pendant le sommeil paradoxal, ce qui le favorise dans l’organisation des informations et donc de la mémorisation.

 

Les troubles du sommeil

 

Les troubles qui justifient la majorité des consultations du sommeil (dans certains hôpitaux), sont l’insomnie et l’endormissement très difficile. Au contraire, certaines personnes souffrent d’hypersomnie, elles peinent à se réveiller et sont fatiguées dans la journée. Dans les cas extrêmes, on parle de narcolepsie, une maladie qui ne permet pas de rester éveillé plus de quelques heures, avec des endormissements intempestifs et incontrôlables à tout moment de la journée, et parfois des relâchements musculaires soudains (catalepsie), avec chutes et hallucinations, en cas d’émotion intense.

 

Le sommeil peut aussi être perturbé par des apnées du sommeil qui épuisent et risquent de détériorer le cerveau, mal irrigué.

 

Des troubles plus rares peuvent s’ajouter et rendre le sommeil angoissant, ce qui aggrave encore les difficultés d’endormissement et les insomnies.

 

Les parasomnies sont des manifestations ou des troubles du sommeil qui traduisent un état de conscience intermédiaire entre le sommeil et l’éveil. Elles seraient en partie d’origine génétique et aggravées en cas de manque de sommeil ou de stress.

 

Elles peuvent apparaitre pendant le sommeil lent : parmi les plus fréquentes, le somnambulisme, les terreurs nocturnes, l’énurésie… Lorsqu’un enfant grince des dents ou parle pendant son sommeil, ces manifestations sont aussi à classer dans les parasomnies du sommeil lent.

 

Il peut aussi y avoir des parasomnies pendant le sommeil paradoxal : le cauchemar, ou plus angoissant encore, les paralysies du sommeil avec ou sans hallucinations.

 

Les paralysies du sommeil se produisent au moment du réveil et durent quelques secondes à quelques minutes (qui paraissent très longues) : le cerveau est réveillé mais pas encore le corps qui, lui, est paralysé comme c’est le cas pendant le sommeil paradoxal. En effet, pendant le sommeil paradoxal, phase pendant laquelle le cerveau est particulièrement actif, l'activité des muscles que l'on peut bouger volontairement est bloquée, à part les muscles de la respiration et des yeux. Cela empêche que l'on vive physiquement les rêves, ce qui pourrait s'avérer dangereux.

 

D’après les études, 5 à 20 % des personnes auraient déjà vécu des paralysies du sommeil dans leur vie, plutôt au moment de l’enfance ou l’adolescence. Il semblerait que les paralysies du sommeil soient favorisées par le repos sur le dos, le stress important, les horaires de sommeil irréguliers, la lumière et le glutamate de sodium.

 

Dans le pire des cas, la paralysie du sommeil s’accompagne d’hallucinations : le dormeur a l’impression que quelqu’un s’assoit sur le lit, il entend des bruits, des grincements, un souffle, il voit des choses, il sent qu’on le touche, qu’on l’empêche de bouger ou qu’il vibre, flotte dans l’air… La sensation d’une présence hostile est fréquente également.

 

Les hallucinations du sommeil s’expliquent par le fait que la conscience est à mi-chemin entre le rêve et l’éveil et que la paralysie crée un état de panique. Ces hallucinations peuvent être très organisées (histoire, personnages) et ressembler à un rêve, mais avec la conscience d’être réveillé. Il s’agit effectivement d’un rêve éveillé.

 

William Dement, un chercheur qui étudie le sommeil, définit d’ailleurs le sommeil paradoxal comme l’état d’un « cerveau actif halluciné dans un corps paralysé ».

 

Les hallucinations peuvent se manifester au moment de l'endormissement (état hypnagogique) par des sursauts ou l’impression de tomber dans un trou, le plus souvent ou lors du réveil (état hypnopompique) sous forme de visions, bruits, sensations…

 

Les paralysies du sommeil, avec ou sans hallucinations se produisent au réveil, à la sortie d’une phase de sommeil paradoxal.

 

Si cela arrive à vos enfants au moment du réveil, expliquez-leur que c’est quelque chose qui peut arriver quand on se réveille alors que les muscles dorment encore (paralysie) et que l’on est encore un peu dans son rêve (hallucinations). Surtout, croyez-les et rassurez-les : il suffit d’attendre que tout le corps soit bien réveillé, ce qui peut prendre quelques minutes, mais ça n’a rien de dangereux. Les hallucinations sont justes des perceptions que le cerveau fabrique tout seul, ça ne doit plus lui faire peur puisqu’il sait maintenant que ce n’est pas réel.

 

Chez certaines personnes qui souffrent de troubles du sommeil, le sommeil peut être composé non pas de 20 % de sommeil paradoxal, mais bien plus, voire la quasi-totalité de leur temps de sommeil. Dès l’endormissement, le dormeur passe en sommeil paradoxal. Cela peut augmenter :

* la fréquence des paralysies du sommeil,

* la fatigue, car le corps et le cerveau se reposent durant la phase de sommeil profond et non pas pendant celle de sommeil paradoxal où le cerveau est très actif,

* la dépression, par manque de sérotonine, car la synthèse de celle-ci est suspendue pendant le sommeil paradoxal.

 

La sérotonine

 

Durant le sommeil paradoxal, la production de sérotonine est inhibée. Plus le sommeil paradoxal est important, plus grand est le risque de manquer de sérotonine au réveil. Or, le sommeil paradoxal est nettement plus important chez les personnes à haut potentiel. Celles-ci risquent donc davantage de souffrir d’un déficit de sérotonine.

 

Chez certaines personnes, la synthèse de sérotonine est naturellement trop faible. Si cette faible synthèse est cumulée à un excès de sommeil paradoxal, le risque est grand de voir apparaître des troubles liés à un déficit de sérotonine.

 

Mais qu’est-ce que la sérotonine et à quoi sert-elle ?

 

La sérotonine est aussi appelée 5-hydroxytryptamine (5-HT). Seul 1 % de la sérotonine du corps se trouve dans le cerveau, mais elle y joue un rôle essentiel. Environ 80 % de la sérotonine est localisée dans les intestins et l’estomac.

 

La sérotonine est un neuromédiateur qui agit comme une hormone. Un neuromédiateur (ou neurotransmetteur) est une sorte de clé qui permet d’ouvrir les passages entre les neurones, pour laisser passer l’information nerveuse. La sérotonine agit, entre autre, sur l’information liée au bien-être. On l’appelle « l’hormone du bonheur ». Certaines dépressions s’expliquent par un déficit de sérotonine et répondent à un traitement par Prozac, dont le mode d’action est d’inhiber la recapture de la sérotonine : en empêchant le cerveau de récupérer et détruire trop rapidement la sérotonine un peu usée, il permet d’en conserver une quantité plus importante.

 

La sérotonine est liée à notre alimentation. Elle dépend de ce que nous mangeons : plusieurs aliments comme les œufs, la dinde, les légumes secs contiennent le tryptophane qui permet de fabriquer la sérotonine. Elle influence aussi notre façon de nous nourrir : elle régule notre tendance à manger sucré.

 

La pratique régulière de l’activité physique augmente la sécrétion naturelle de sérotonine.

 

La sérotonine régule l’appétit, la douleur, l’humeur, le sommeil et provoque une sensation de bien-être. Elle serait liée à l’humeur dans les deux sens : le taux de sérotonine influencerait l’humeur, et les pensées positives ou négatives influenceraient à leur tour le taux de sérotonine.

 

La sérotonine intervient aussi dans les manifestations allergiques et inflammatoires, ce qui expliquerait les manifestations pathologiques que subissent certains adultes surdoués : allergies multiples, douleurs inflammatoires diverses, maladies auto-immunes étranges…

 

Certains auteurs pensent qu’une perturbation du métabolisme de la sérotonine pourrait être partiellement responsable de la schizophrénie.

 

La sérotonine est donc une hormone importante et il peut être préjudiciable d’en manquer. Les surdoués sont plus susceptibles que d’autres d’en manquer puisque leur sommeil induit un déficit de sérotonine. Cela peut expliquer, entre autre, qu’ils soient plus sujets à la dépression (en lien avec un déficit de sérotonine), notamment le matin au réveil. On ne s’étonnera donc plus de voir les surdoués émerger difficilement de leur lit, mal réveillés et déprimés, d’autant plus qu’ils auront fait la grasse matinée jusqu’à plus de midi, ce qui implique un sommeil plus long, donc un temps très long de sommeil paradoxal qui limite la production de sérotonine.

 

Améliorer le sommeil

 

Certains parents trouvent des bénéfices à utiliser des traitements homéopathiques ou des huiles essentielles relaxantes, déposées sur l’oreiller : celles de lavande, orange ou mandarine, qui sont inoffensives pour les enfants.

 

Il faut éviter au maximum les somnifères, surtout pour les enfants, car ils provoquent un sommeil peu réparateur et ne résolvent qu’une partie du problème, en entraînant souvent un effet de dépendance.

 

L’hypnose, la sophrologie et les différentes méthodes de relaxation peuvent donner de bons résultats.

 

Le sommeil est régulé par l’horloge biologique (qui organise l'alternance veille-sommeil sur un peu plus de 24 h) et de plusieurs mécanismes parmi lesquels l’adénosine qui induit le sommeil lorsque le temps de veille est trop prolongé. Le café et le thé bloquent le fonctionnement de l’adénosine et maintiennent éveillé. Il faut éviter ces excitants à partir du milieu de l’après-midi.

 

Afin de ne pas retarder l’endormissement, il ne faut pas :

 

* faire de sport le soir, car il excite et réchauffe le corps.

 

* rester devant des écrans dont la luminosité retarde le sommeil. La mélatonine permet d’avancer ou retarder l’endormissement pour s’adapter aux changements saisonniers de luminosité. La rétine contient des cellules sensibles au degré de luminosité qui transmettent l’information jusqu’à une petite glande appelée épiphyse ou glande pinéale, qui secrète la mélatonine. Dès que la lumière baisse, la libération de l’hormone augmente. Inversement, une lumière forte le soir retardera l’endormissement.

 

* essayer de ne plus penser, ce qui est impossible et donne l’effet inverse : se forcer à ne plus penser rend hyper vigilant et encore plus éloigné de l’endormissement. Au contraire, il faut laisser couler les pensées, penser sans effort et sans se concentrer, ne pas chercher à penser à quelque chose en particulier, laisser les idées s’enchaîner librement. 

 

En cas de troubles trop sévères et mal supportés, une consultation dans un centre du sommeil permettra de comprendre les mécanismes de son sommeil particulier et d’être rassuré. Parfois, cela suffit pour mieux dormir.

 

Le sommeil est indispensable au repos du corps, au bon fonctionnement cérébral et à la consolidation des informations mémorisées pendant la journée. Tout le monde sait qu’un cours appris juste avant d’aller se coucher sera mieux retenu le lendemain : la mémorisation est en effet améliorée de 30 %. De même, un manque de sommeil entraîne des difficultés d’apprentissage. Il ne faut donc pas négliger les troubles du sommeil et consulter si nécessaire. 

 

Liste des centres du sommeil : http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/liste_centres.pdf

ou Liste centresListe centres (96.04 Ko)

 

Conclusion

 

Les surdoués ont un sommeil plus souvent perturbé, mais surtout différent, avec davantage de sommeil paradoxal. Cela leur permet de mieux apprendre et mémoriser, mais peut aussi entraîner de la fatigue, car le cerveau ne se repose pas durant les phases de sommeil paradoxal. Cela peut générer de la déprime au réveil ou aggraver un état dépressif, car le sommeil paradoxal bloque la production de sérotonine, nécessaire pour avoir le moral.

 

Les surdoués étant déjà plus ou moins sujets aux baisses de moral et à la déprime, il est important de ne pas manquer de sérotonine. Pour cela, il faut chercher à consommer les aliments qui favorisent la synthèse de la sérotonine (voir sur internet), faire du sport et ne pas faire de trop longues grasses matinées.

 

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